Ville verte, ville de demain

Ce matin, encore une fois coup de massue ! Après les platanes, deux micocouliers abattus place Saint-Honoré à Aix-en-Provence.

Suite à la chute d’une branche d’arbre qui aurait malheureusement blessé deux personnes, la décision a été prise d’abattre ces deux magnifiques arbres. Cet accident est triste et nous pensons bien sûr à ces personnes qui heureusement ont été rapidement secourues par les pompiers.

Mais que se passe-t-il à Aix-en-Provence ? Qu’en est-il de la charte de l’arbre ? Après l’abattage de dizaines de platanes, ces arbres seraient-ils rasés de la terre aixoise au simple titre du principe de précaution. Et cela sans se soucier un seul instant des conséquences. La facilité n’est pas forcément la meilleure solution. Ces choix élémentaires qui consistent à « supprimer » le problème sont extrêmement choquants à l’heure où la transition écologique devrait être une priorité.

Car même si certains arbres sont censés être malades ou présenter un danger, ils ne le sont pas tous et leur abattage n’est en aucun cas justifié.
Alors qui veut-on vraiment protéger ? les Aixois ? Où autre chose ?

Peut-on envisager de faire de la politique sans penser à notre environnement ? Non, l’un ne doit pas aller sans l’autre.
Les spécialistes annoncent que la France va connaitre vingt-cinq jours de canicule par an à l’horizon 2050 avec des pointes au-delà̀ de 50 degrés. Comment peut-on envisager une rénovation urbaine sans végétation ?

Aix-en-Provence est une très belle ville mais elle prend le mauvais tournant.  Elle se bétonne de manière exponentielle et se dévégétalise dangereusement. Pour le confort de ses habitants, des mesures appropriées s’imposent.

Notre santé englobe à la fois, la santé physique, la santé mentale et le confort lié à notre environnement. Et selon différentes études, la végétation apporte des effets bénéfiques, sur chacun de ces aspects.

En effet, les arbres, la végétation et les espaces verts ont un rôle indispensable pour atténuer les aspects nocifs des zones urbanisées.
Ils assainissent la qualité de l’air, réduisent la pollution et contribuent au rafraichissement de l’atmosphère. Les micocouliers sont d’ailleurs connus pour leur résistance à la sècheresse. Sans végétation la ville de demain sera un ilot de chaleur avec des impacts graves sur le plan sanitaire.

Nous sommes convaincus que justice sociale et justice environnementale vont de pair. Et il est tout à fait possible de construire un véritable projet de transition écologique tout en apportant les bonnes réponses aux problèmes sociaux.

Comments
  • Lumbroso Jean Jacques dit :

    Je vous invite à venir en parler, écouter et débattre sur cette politique environnementale
    Samedi 22 juin à 15 h au Château de l’Horloge

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