TRIBUNE – L’Europe, une chance pour le Pays d’Aix

L’offensive chinoise dans le domaine de la 5G, qui semble laisser les États européens désarmés, n’a eu d’égal que le chantage américain exercé sur les mêmes États pour qu’ils refusent de coopérer avec l’inquiétant Huawei.

Dans les deux cas, nous nous sommes retrouvés dominés par manque de politique industrielle commune. La faute à l’Europe ? non, la faute au manque d’Europe, c’est-à-dire à l’insuffisance de nos dirigeants dans la construction de mécanismes qui nous garantissent une souveraineté à plusieurs.

L’unité, nouveau souffle pour l’Europe

Dans la course à la taille critique, à l’émergence de grands champions industriels, de grands projets de recherches, notre salut ne peut venir que de l’Europe. C’est le souffle de l’Europe qui soutient la diversité culturelle, à laquelle nous sommes si attachés à Aix-en-Provence, terre traditionnelle d’accueil et de fécondation réciproque des cultures.

 C’est aussi l’Europe qui nous permet de construire, grâce à la politique de voisinage, un partenariat qui nous permettra de rester présent en Afrique et au Maghreb, face à des concurrents venus d’Inde et de Chine.
Cette ouverture sur le Sud est indispensable à l’avenir d’Aix, comme elle est la clé de la prospérité de la future métropole qui organisera notre politique économique. Imaginez : le mariage de la façade industrialo-portuaire et des lieux de services des cités de l’arrière-pays, s’appuyant sur un grand projet d’investissement européen en faveur des entrepreneurs de l’Europe. A Aix, nous jouerons pleinement la carte de la taille critique qu’offre l’Europe, à commencer par l’arrimage de notre campus sur l’Europe de l’enseignement supérieur.

La France a besoin que l’Europe se réforme

Mais ces promesses seront-elles tenues ? l’Europe que nous voyions s’esquisser prendra-t-elle une consistance définitive ? Il faut bien avouer qu’aujourd’hui, un seul dirigeant tente réellement de piloter le bateau Europe vers cet horizon, et ce dirigeant c’est Emmanuel Macron. Il est obligé de le faire : il n’a pu concevoir sa révolution en France qu’en réglant certains sujets majeurs au niveau de l’Europe : question de l’Asile, partenariat pour le développement de l’Afrique, sécurité contre le terrorisme, etc. Il a expliqué aux Français combien la survie de notre modèle passait par une Europe qui protège, et combien il fallait équilibrer les audaces réformatrices – pari pour un retour à la croissance et à la prospérité partagée – avec des garanties pour les plus menacés : ains son combat sur les travailleurs détachés, ou encore pour obtenir un budget européen, gage de solidarité européenne au bénéfice des régions les plus malmenées par le marché unique et les dommages collatéraux de l’euro.

Emmanuel Macron a besoin de ces garanties pour que son œuvre réformatrice ne s’enlise pas, et c’est donc pour cela que nous sommes déterminés en l’accompagnant dans cette campagne électorale. Cette étape est indispensable pour préparer la suite, celle de la déclinaison des réformes dans les territoires, avec la conquête des mandats municipaux qui porteront les vrais tenants du mouvement d’Emmanuel Macron aux responsabilités. Les vrais tenants ? oui, ceux qui se souviennent que nous devons faire de la politique autrement, sans recycler ceux qui ont déjà été élus à un mandat national, sur une promesse d’accomplir leur mandat jusqu’au bout sans chercher à le troquer pour ce qu’ils pensent être mieux. Une Europe améliorée, une vie politique différente, c’est l’ADN de notre mouvement que nous rappellerons dans les prochains mois et qui nous permettra d’être crédibles lors des prochaines élections municipales.

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